La semence du serpent
Après avoir enseigné pendant plusieurs années que Caïn était le fils d’Adam et d’Ève, conformément au récit biblique (Genèse 4:1), William Branham a ensuite changé d’orientation doctrinale. Il a délaissé cette lecture du texte pour promouvoir une thèse d’inspiration gnostique : la fameuse doctrine de la « semence du serpent » (serpent seed).
Selon cette version, Caïn ne serait plus présenté comme l’enfant d’Adam, mais comme le produit d’un adultère entre Ève et le serpent tentateur. Branham construit ainsi un récit radicalement différent de la Bible, où apparaît un serpent humanoïde, décrit comme un « animal des champs » à forme humaine : un « grand gaillard » d’environ trois mètres, selon ses propres mots.
🔍 Confrontons cette doctrine hérétique à la lumière de la Bible :
La pomme
Manger ou coucher ?
L'arbre interdit est-il une femme ?
Séduire veut-il dire coucher ?
La théorie de l'évolution
Rusé ne veut pas dire humanoïde
Qui est le plus beau de tous ?
Des jambes ou des pattes ?
Quel fruit ? Au millieu de quoi ?
Bon à manger et agréable à la vue
Caïn
Semence biologique ou spirituelle ?
La doctrine de la semence du serpent est-elle réellement une révélation ?
Branham affirme que la doctrine de « l’adultère édénique » serait restée totalement inconnue des hommes depuis la fondation du monde, jusqu’en 1958, date à laquelle il dit en avoir reçu la révélation. Selon lui, ce « mystère scellé » — inclus dans les sept sceaux — n’aurait été connu que de Dieu, inaccessible à quiconque avant le moment fixé, c’est-à-dire « le temps de la fin »
Sachez que l’histoire et les manuscrits contredisent les propos de William Branham. En effet, bien avant la prétendue « ouverture des sceaux », cette doctrine — ancienne de près de deux millénaires avant Branham — était déjà défendue dans certains courants gnostiques et kabbalistiques, et reprise par divers auteurs ésotériques (dont certains milieux maçonniques). Le lien suivant en apporte la démonstration :
☞ Les origines gnostiques de la semence du serpent
Si la doctrine de la « semence du serpent » était une révélation divine accordée à Branham, une question s’impose : comment expliquer que ce même contenu ait circulé plus de dix-huit siècles avant lui, dans des courants déjà connus pour s’écarter du récit biblique et de la foi chrétienne (notamment certains milieux gnostiques, kabbalistiques, et divers auteurs ésotériques) ? Et, dans ce cas, à qui cette “révélation” aurait-elle été cachée ?
Dans l’Écriture, une révélation divine correspond au dévoilement, par Dieu, d’un mystère réellement caché aux hommes et inaccessible par les voies ordinaires (Voir ici). Autrement dit, l’idée même de “révélation” suppose une connaissance nouvelle, communiquée par Dieu au temps voulu.
Or, loin d’avoir été un mystère inconnu de l’histoire, la thèse de l’adultère édénique et d’une « semence du serpent » apparaît très tôt dans certains systèmes de pensée opposés au christianisme apostolique. Elle n’était donc ni inédite, ni cachée, mais déjà identifiée comme une hérésie et combattue dès les premiers siècles. C’est précisément ce que montre Irénée de Lyon, au IIᵉ siècle, dans son traité Contre les hérésies (Against Heresies), où il répond à ces doctrines et les réfute.
Ce simple fait historique suffit à contredire l’idée d’une “révélation” réservée à un petit groupe de chrétiens en 1958 : ce que Branham présente comme un mystère scellé était déjà connu — et contesté — bien avant lui.
N'est-ce pas une insulte que de présenter ce mensonge comme venant de Dieu ? « Il m’a parlé, et m’a dit »
La Bible est affirmative : « Dieu n'est pas un homme pour mentir » (Nombres 23:19)
Branham blashphéma lorsqu'il enveloppa son annonce du dévoilement des sept mystères (dont la semence du serpent incluse), dans un : « Ainsi dit le Seigneur » :
Conclusion
La doctrine de la « semence du serpent », qui contredit l’enseignement biblique — notamment Genèse 4:1 — n’est pas née avec le branhamisme. On en retrouve des formes bien antérieures dans certains courants gnostiques, puis, plus tard, dans des milieux ésotériques (notamment kabbalistiques) et chez certains auteurs liés à la franc-maçonnerie. Les sources historiques en attestent.
Or, ce qui contredit la vérité biblique ne devient pas vrai parce qu’on le fait précéder de la formule prophétique « ainsi dit le Seigneur ». Un énoncé erroné reste erroné, même s’il est présenté comme une révélation.
À ce sujet, l’Écriture avertit :
« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l'amertume en douceur, et la douceur en amertume! »
Ésaïe 5:20