En disant : "Depuis les temps du soir, cela n’est plus un mystère", Philippe Kacou est en train de dire que "Depuis la révélation de la semence du serpent, donnée par Dieu à Branham, cela n'est plus un mystère". "Les temps du soir" font référence au temps de William Branham : voir ici la capture prise du site officiel. Citer "les temps du soir" permet à Kacou d'inscrire son "cri de minuit" dans la continuité du message branhamiste.
- Philippe Kacou démarre donc son introduction du péché originel, en prenant pour base, le mensonge branhamiste de la soi-disant « révélation de la semence du serpent par Dieu ».
- Sachant que cette doctrine d'origine gnostique n'est pas une révélation divine (voir le lien précédent), on comprend mieux pourquoi, Philippe Kacou poursuit en disant qu'il n’entrerait pas dans les détails ?
Selon Philippe Kacou, Jésus est l’arbre de vie et Lucifer est l’arbre de la connaissance du bien et du mal. En niant le caractère littéral des arbres (voir le paragraphe « 9. »), Kacou rejette plusieurs faits bibliques :
1) La Bible enseigne que ces 2 arbres avaient poussé du sol :
« L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. »
Genèse 2.9
Ici, il est bien question d’un sol physique (et non d’un sol métaphorique) :
« L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. »
Genèse 2:9
« Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, »
Genèse 3:17
« Il lui donna le nom de Noé, en disant: Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l'Éternel a maudite. »
Genèse 5:29
« L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. »
Genèse 2:9
Genèse 3:6 confirme que l’arbre de la connaissance du bien et du mal fait partie des « arbres agréables à voir et bons à manger » qui ont poussé du sol en Genèse 2:9 :
« La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea. »
Genèse 3.6
2)
Le jardin contenant ces arbres, était arrosé par un véritable fleuve (Genèse 2.10), dont les ramifications sont : le Guîhon (Genèse 2.13), le Hiddékel (Genèse 2.14), et l'Euphrate (Genèse 2.14).
Ces fleuves entourent des pays réels : Havila (Genèse 2.11), l’Assyrie (Genèse 2.14).
Donc, si des pays réels sont entourés par les bras d’un fleuve réel, cela signifie que le jardin qu’il arrose est également réel. Et donc que les arbres qui y sont plantés, et qui reçoivent cette même eau, sont tout aussi réels. Cela est confirmé par les matériaux contenus dans ces pays, à savoir l’or et les pierres précieuses (Genèse 2:11-12).
3) Par ailleurs, la Parole de Dieu prouve de façon irréfutable que les arbres et le jardin sont physiques, réels, et non pas symboliques :
« ...l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin. »
Genèse 3:8
La Bible ne peut pas être plus claire !
Le contexte de ce verset prouve également la réalité du jardin. En effet, Genèse 3 parle d'un seul et même jardin (au singulier) (voir ici le contexte)
4) Kacou Philippe enseigne, au paragraphe « 10. », que Lucifer entra dans le serpent et parla avec la femme. Or, ici, au paragraphe « 2.», Kacou rapporte que l’arbre de la connaissance du bien et du mal, c’est Lucifer. Donc, selon Kacou, l’arbre de la connaissance du bien et du mal se serait déplacé pour entrer dans le serpent et tenir la conversation avec Ève ? Cette hypothèse est infirmée par Genèse 3:3, qui affirme que l’arbre de la connaissance était au milieu du jardin. Cet arbre ne se déplaçait donc pas : il était au milieu du jardin, avec l’arbre de vie (Genèse 2:9).
Notez également la contradiction de Kacou : selon lui, l’arbre « symbolique » est entré dans un serpent réel ?
5) Lucifer n’est pas l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car cet arbre a été créé sur la terre (il a poussé du sol en Genèse 2:9), tandis que Lucifer a été créé au ciel (et est tombé du ciel par la suite : Ésaïe 14:12 ; Luc 10:18).
6) Cet arbre n’est pas Lucifer, car Ève le décrit comme étant un arbre parmi d’autres arbres du jardin (Genèse 3:2-3) :
« La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point... »
Genèse 3:2-3 +
Il s’agit bien d’un arbre parmi d’autres. Notez que le contexte révèle également le sens réel des quatre mots suivants : manger, fruit, jardin, arbre :
« La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point... »
Genèse 3:2-3 +
Le passage parle bien d’une consommation réelle. Or Philippe Kacou introduit une incohérence en donnant, dans un même contexte, deux sens différents aux mots manger, fruit, jardin et arbre.
Ami kacouiste, avant le péché originel, Ève déclare : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ».
Question :
• Quels sont ces fruits qu’Adam et Ève mangeaient avant le péché originel ? Et quels sont ces arbres ?
• Quels fruits et quels arbres étaient-ils censés consommer ?
• S’agit-il de “personnes” comme le prétend Philippe Kacou (paragraphe 9), ou de végétaux réels, conformément à Genèse 1:29-30 ?
« Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. »
Genèse 1:29-30
Philippe Kacou, désireux d’étayer sa vision symbolique de l’Éden, affirme qu’un arbre symbolise une personne dans l’expression prophétique. Il va jusqu'à citer la vision de Nebucadnetsar, ainsi qu'une comparaison faite par Jésus entre des arbres et des hommes. Pourtant, le texte qu’a omis Philippe Kacou prouve déjà que les “arbres” de la Genèse sont des plantes bien réelles :
« Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi. »
Genèse 1:29-30
Ce passage fait d’ailleurs écho à Genèse 1:11-13 :
« Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour. »
Genèse 1:11-13
Ainsi, le récit de la création est bien un cadre historique dans lequel s’inscrivent les événements mentionnés ci-dessus.
Genèse 2:9 le confirme :
« L'Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l'arbre de la vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. »
Genèse 2:9
Par ailleurs, le contexte de la Genèse, que Kacou rejette au profit de choses qui n'ont rien à voir, prouve pourtant la localisation de l'arbre de vie :
« Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. C'est ainsi qu'il chassa Adam; et il mit à l'orient du jardin d'Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie.
»Genèse 3:23-24
« Puis, Caïn s'éloigna de la face de l'Éternel, et habita dans la terre de Nod, à l'orient d'Éden. Caïn connut sa femme; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc. »
Genèse 4:16-17
Récapitulons :
1) À l'orient d'Éden est situé, géographiquement, le chemin de l'arbre de vie.
2) À l'orient d'Éden est située, géographiquement, la terre de Nod, et la ville d'Hénoc.
Donc, l’arbre de vie (et son “chemin”) appartient au même repérage spatial que la terre de Nod et la ville d’Hénoc : c’est un point géographique fixe, et non une “personne” symbolique, puisqu’une personne se déplace et ne peut pas être ainsi localisée de façon permanente « à l’orient d’Éden ».
Philippe Kacou s’écarte du texte biblique lorsqu’il affirme que le serpent ressemblait davantage à l’homme que le chimpanzé. Or, de la Genèse à l’Apocalypse, aucun passage n’enseigne que le serpent possédait une ressemblance physique avec l’être humain.
Il va plus loin en décrivant l’apparence du serpent comme « très beau » en s’appuyant sur Ézéchiel 28:11-15. Mais ce rapprochement ne correspond pas au contenu du texte : Ézéchiel 28 ne décrit pas le serpent, il décrit un chérubin.
a) Ce n’est pas le serpent qui est présenté comme « parfait en beauté », mais le chérubin :
« Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté. ...Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées... Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur... Ton coeur s'est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat... »
Ezéchiel 28:12-17
Un détail du passage est décisif : il est question d’un chérubin « aux ailes déployées », ce qui ne peut pas correspondre au serpent.
De plus, Philippe Kacou écrit lui-même au paragraphe 10 :
Or, dans Ézéchiel 28, celui qui est « précipité » et « jeté par terre » est précisément ce chérubin :
« Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, (v16) ... Je te jette par terre (v17) ... Je te réduis en cendre sur la terre (v18) »
Ezéchiel 28
La conclusion s’impose donc : l’idée d’un serpent « très beau » tirée d’Ézéchiel 28 n’a pas d’appui dans le texte biblique ; ce passage concerne le chérubin, non le serpent.
b) Puisqu’aucun verset biblique n’enseigne que le serpent ressemblait physiquement à l’homme, cette ressemblance construite par Philippe Kacou devient une pièce indispensable pour soutenir l’idée d’une relation sexuelle entre le serpent et Ève. C’est dans ce contexte que la description de la beauté en Ézéchiel 28 est mobilisée : elle est présentée comme si elle pouvait s’appliquer au serpent. Or, comme on l’a vu, le texte d’Ézéchiel 28 parle du chérubin, non du serpent.
Mais l’argumentation de Kacou va plus loin : il suggère que cette beauté — attribuée au serpent — aurait été perdue à la suite du péché commis en Éden. L’idée implicite est que la conséquence du péché « édenique » aurait transformé l’apparence du serpent et l’aurait privé de sa beauté. Là encore, l’examen biblique ne confirme pas cette hypothèse.
I) La beauté évoquée en Ézéchiel 28 n’est pas celle du serpent, mais celle du chérubin (Ézéchiel 28:12-17).
II) La sentence de Genèse 3 ne dit pas que le serpent a perdu sa beauté : elle mentionne une autre conséquence précise, à savoir la perte de ses « pattes » (Genèse 3:14). Le texte situe d’ailleurs clairement le serpent parmi les créatures animales : « tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champ » (Genèse 3:14).
III) Enfin, si l’on affirme que le péché entraîne la perte de la beauté, alors Ézéchiel 28 montre que cette déchéance du chérubin est antérieure au péché commis en Éden : elle intervient dès que l’iniquité est trouvée en lui, avant qu’il ne soit précipité :
« Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu'à celui où l'iniquité a été trouvée chez toi Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes. »
Ézéchiel 28:15-16
c) Sans appui biblique, Philippe Kacou affirme que le serpent avait une forme entièrement humaine. Or cette idée ne s’accorde ni avec le texte, ni avec l’ordre de la création.
D’une part, l’Écriture présente le serpent comme un animal des champs (Genèse 2:19 ; 3:1 ; 3:14), créé selon son espèce (Genèse 1:25). D’autre part, au moment où les animaux sont créés, l’homme n’existe pas encore : il sera formé ensuite. Le serpent ne pouvait donc pas avoir la forme d’un être qui n’avait pas encore été créé.
Or l’homme est décrit comme un être distinct, créé à l’image de Dieu (Genèse 1:26-27) et à sa ressemblance (Genèse 5:1), appelé à dominer sur les animaux (Genèse 1:28). Il ne s’agit pas d’un animal, mais d’un homme. (Voir aussi 1 Corinthiens 15:38.)
Philippe Kacou ouvre ce paragraphe par : « Ainsi, ce reptile qui est en brousse est le père de Caïn… ». Or, au vu des éléments précédents, on peut constater que ce « ainsi » présente la phrase comme une conclusion logique, alors qu’aucun enchaînement biblique ne conduit à une telle affirmation. Autrement dit, la transition donne une impression de continuité démonstrative que le texte biblique ne fournit pas.
Par ailleurs, l’Écriture affirme qu’Adam est le père de Caïn. Posons donc la question et regardons la réponse du texte :
? Question : de l’union d’Ève avec qui Caïn est-il le fruit ?
! Réponse :
De son union avec Adam, son mari, Ève devint enceinte. Elle mit au monde Caïn et dit alors: « J'ai fait un homme grâce au Seigneur. »
Genèse 4:1 - Bible en français courant
Ainsi, le texte ne laisse place à aucun doute. (“Comparez ici 26 traductions”). La note de la Bible de Jérusalem (Club Français du Livre, 1956 - Tome III) est également intéressante.
- Comparons maintenant deux versets du même livre, sur un schéma identique :
« Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn »
Genèse 4:1
« Caïn connut sa femme; elle conçut, et enfanta Hénoc »
Genèse 4:17
Les deux formulations sont identiques ; seuls les noms changent. Vérifions :
« Adam connut Eve, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn »
Genèse 4:1
« Caïn connut sa femme; elle conçut, et enfanta Hénoc »
Genèse 4:17
Ami lecteur, je vous pose donc deux questions, auxquelles je vous invite à répondre à partir du texte :
? Question : D'un point de vue biblique et strictement biblique, de qui Hénoc est-il le fils ?
? Question : D'un point de vue biblique et strictement biblique, de qui Caïn est-il le fils ?
Kacou ajoute ensuite : « Je défie les scientifiques de faire le test ADN et de me dire que ce que je dis est faux ! » Mais cet appel à la science ne vient pas étayer la thèse ; il déplace plutôt le débat. D’un côté, le texte biblique tranche déjà la filiation en Genèse 4:1. De l’autre, sur le plan biologique, l’idée d’un individu issu d’une union entre un humain et un reptile n’est pas compatible avec ce que l’on connaît de la reproduction (écarts d’espèce, mécanismes de fécondation, viabilité). À notre connaissance, aucun cas documenté n’atteste un tel scénario.
Et Philippe Kacou le montre lui-même, lorsqu’il quitte cette comparaison “humain/animal” pour invoquer un exemple strictement humain (des jumelles noire et blanche). Or cet exemple ne crée aucun pont avec le serpent : les deux jumelles sont humaines, créées à l’image de Dieu (Genèse 1:27), tandis que le serpent est présenté comme un animal créé selon son espèce (Genèse 1:25).
Des récits transmis oralement de génération en génération peuvent avoir une valeur culturelle (mémoire, identité, symboles). Mais peuvent-ils, à eux seuls, constituer un fondement solide pour établir un fait historique — et plus encore, pour justifier une doctrine biblique ?
Chaque culture possède ses mythes, ses légendes et ses récits d’origine. À titre d’exemple, on trouve, dans certaines traditions amérindiennes d’Amérique du Nord, des récits attribuant à Hiawatha la capacité de se transformer en oiseau, en poisson, voire en plante. D’autres récits expliquent certaines caractéristiques d’animaux (comme une tache de couleur sur le plumage) par des événements liés à ce personnage.
La question est donc simple : doit-on traiter ce type de récits comme des faits historiques, au seul motif qu’ils sont rapportés par des ancêtres et répétés dans une culture ? Si l’on accepte ce principe, alors il faudrait — par cohérence — accorder la même valeur historique à une multitude de récits similaires présents dans des cultures très diverses, parfois contradictoires entre eux.
Or Philippe Kacou s’appuie ici sur ce registre (traditions d’ancêtres et transformations en animaux) pour en faire un parallèle direct avec Éden. Le problème, c’est qu’un tel raisonnement ne repose ni sur un texte biblique explicite, ni sur une démonstration vérifiable : il remplace l’argument biblique par une analogie tirée de traditions humaines.
Kacou affirme que « le fruit défendu, c’est l’acte sexuel ». Or, cette lecture se heurte directement au récit biblique.
1) L’interdiction porte sur un arbre précis
L’ordre donné à Adam est explicite : il concerne l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
« L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. »
Genèse 2:16-17
Or, au paragraphe 2, Kacou enseigne : « l’arbre de la connaissance du bien et du mal… c’est Lucifer, précipité du Ciel ».
Dans ce cadre-là, une difficulté apparaît : si l’arbre = Lucifer, alors l’interdiction porterait sur Lucifer. Et si, en plus, « le fruit » = l’acte sexuel, cela revient à faire de l’interdit de Genèse 2 une interdiction d’ordre sexuel… appliquée à “Lucifer” (et non au serpent, puisque Kacou distingue Lucifer du serpent au paragraphe 10).
Autrement dit, la chaîne d’équivalences proposée par Kacou (arbre = Lucifer ; fruit = sexe) conduit à une conclusion incohérente avec le texte et avec ses propres paragraphes.
Le texte situe la plantation du jardin, la présence de l’arbre interdit, l’ordre donné à l’homme, avant la création de la femme (Genèse 2:8-25).
2) Le fruit de l'arbre défendu, existait bien avant la création d'Eve (Genèse 2:8-25).
Donc, bibliquement, Ève ne peut pas être présentée comme “l’objet” de l’interdiction donnée en Genèse 2:16-17, puisque cette interdiction est formulée alors que l’homme est encore seul.
Cela concorde aussi avec la bénédiction de Genèse 1, où la fécondité est donnée comme une bénédiction :
« Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre »
Genèse 1:28
3) Ce qui confirme que l’ordre donné à Adam, alors qu’il est le seul être humain existant, ne peut pas viser un « acte sexuel » au sens où l’entend Kacou : le texte situe l’interdiction avant la création d’Ève, et donc avant l’existence d’une épouse.
Par conséquent, interpréter « ne pas manger » comme « ne pas avoir de relations sexuelles » revient à imposer au passage un sens qui ne correspond ni au contexte immédiat, ni à la progression du récit.
Si Kacou suppose qu’Adam aurait pu trouver une “compagne” parmi les animaux, la Bible exclut précisément cette possibilité :
« L’homme imposa des noms à tous les animaux qui paissent, aux oiseaux du ciel, à toutes les bêtes sauvages; mais pour lui-même, il ne trouva pas de compagne qui lui fût assortie. »
Genèse 2:20 - Bible du Rabbinat Français Zadoc Kahn
Il est donc logique de comprendre qu’après sa création, Ève est soumise au même commandement que l’homme. S'ils n'avaient pas péché, cette interdiction serait valable pour leurs enfants, et ainsi de suite.
4) Le fruit est dit “bon à manger” et “agréable à la vue” (Genèse 3:6), ce qui confirme qu’il s’agit d’un arbre réel “poussé du sol” (Genèse 2:9), et non d’un symbole déconnecté du récit. (Voir au-dessus).
5) Si, comme l’enseigne Philippe Kacou, “le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin” renvoie à l’acte sexuel, alors comment comprendre, dans la même phrase d’Ève, l’expression “le fruit des arbres du jardin” ?
« La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point... »
Genèse 3:2-3
Dans ce cadre, la lecture de Kacou conduit à une conséquence difficilement soutenable : si “fruit = acte sexuel”, alors “fruit des arbres” impliquerait autre chose que la simple consommation alimentaire — au point de suggérer, indirectement, des relations avec “d’autres personnes”, alors même qu’Adam et Ève sont les seuls humains présents dans le récit. C’est précisément ce type d’impasse que révèle l’équivalence proposée par Kacou.
6) Et si “le fruit de l’arbre interdit” est l’acte sexuel, que devient alors “le fruit de l’arbre de vie” ?
Une telle lecture est théologiquement très problématique, car elle force le vocabulaire concret du texte vers un sens étranger au passage. Le texte présente l’arbre de vie comme un objet saisissable et dont on peut manger le fruit — exactement sur le même registre que l’autre arbre.
« L'Éternel Dieu dit: Voici, l'homme est devenu comme l'un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d'avancer sa main, de prendre de l'arbre de vie, d'en manger, et de vivre éternellement. »
Genèse 3:22
Autrement dit, l’équivalence “manger = adultère” ne se contente pas de réinterpréter un passage : elle déplace tout le vocabulaire concret du récit (main / prendre / manger) vers un sens qui n’est pas porté par le texte.
Kacou affirme que Genèse 3 et Proverbes 30:20 seraient “identiques”, et en déduit qu’Ève aurait commis un adultère. Mais cette connexion repose sur une assimilation du verbe “manger” entre deux genres littéraires différents : un récit (Genèse) et un proverbe (poétique / imagé).
« Telle est la voie de la femme adultère: Elle mange, et s'essuie la bouche, Puis elle dit: Je n'ai point fait de mal. »
Proverbes 30:20
« La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue...elle prit de son fruit, et en mangea; »
Genèse 3:6
Dans Genèse 3, “manger” s’inscrit dans une continuité explicite :
• Genèse 1:11-12 : création d’arbres donnant du fruit ;
• Genèse 1:29 : prescription alimentaire ;
• Genèse 3:2 : mise en pratique (“Nous mangeons…”).
Voici la traduction de Genèse 3:6 dans la Bible du Rabbinat Français :
« La femme jugea que l’arbre était bon comme nourriture, qu’il était attrayant à la vue et précieux pour l’intelligence; elle cueillit de son fruit et en mangea, puis en donna à son époux, et il mangea. »
Genèse 3:6
Le verbe « manger » signifie « consommer de la nourriture ». L'interprétation de Kacou transformerait « les justes » en « pécheurs » :
« Le juste mange et satisfait son appétit,... »
Proverbes 13:25
Proverbes 30:20 ne dit pas que “manger” signifie “commettre l’adultère”, mais qu’il illustre, par une image concrète, la façon dont l’adultère est ensuite nié. C'est ce que nous lisons par exemple dans Bible en français courant :
« Voici quelle est l'attitude de la femme adultère: «Je n'ai rien fait de mal», dit-elle, aussi tranquillement que si elle s'essuyait la bouche après avoir mangé. »
Proverbes 30:20 - BFC
Kacou essaie de convaincre ses adeptes que la sentence prononcée par Dieu serait liée à l’adultère. Or, c’est précisément cette sentence qui met en difficulté la doctrine de “l’adultère édénique”. En effet, lorsqu’on analyse le verbe manger dans son contexte immédiat (sentence adressée aux trois protagonistes, en lien direct avec la transgression de l’ordre divin), on constate qu’il est question de consommation de nourriture :
« 11 Et l'Éternel Dieu dit: Qui t'a appris que tu es nu? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger? 12 L'homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé. 13 Et l'Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit: Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé. 14 L'Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangera de la poussière tous les jours de ta vie. 15... 16... 17 Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as MANGÉ de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras TA NOURRITURE tous les jours de ta vie, 18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs. 19 C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »
Genèse 3:11-19
Dans ce passage, le thème central est clair : manger, nourriture, pain, poussière. Il n’est donc pas question d’adultère dans la sentence elle-même.
On peut d’ailleurs relever une difficulté supplémentaire dans l’argumentation de Kacou : il met l’accent sur Ève (“c’est par le sexe qu’elle a péché”), sans intégrer explicitement Adam, alors même que — selon sa propre définition — “manger le fruit” équivaudrait à un acte sexuel. Or la Bible affirme que l’un et l’autre ont mangé le même fruit :
« [...] elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea. »
Genèse 3:6
Dès lors, si l’on maintient l’équivalence proposée par Kacou, il faudrait logiquement l’appliquer aussi à Adam : Adam aurait “péché par le sexe” au même titre qu’Ève, puisque le texte dit qu’il a mangé le même fruit. Kacou confirme-t-il cette cohérence en mobilisant Proverbes 30:20 de la même manière pour Adam ? Le silence sur ce point souligne justement la fragilité de l’assimilation “manger = adultère”.
De plus, le texte biblique relie explicitement la transgression à l’ordre initial donné par Dieu, ordre où il est précisément question de manger (consommation de nourriture) :
« L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme: Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangereras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, [...] »
Gen 2.16-17
Enfin, les deux châtiments mentionnés à l’égard de la femme correspondent à deux traits de la faute telle qu’elle est présentée dans le récit :
1) Eve a voulu jouir de la connaissance, elle souffrira désormais, en donnant la vie.
2) Elle a voulu dominer sur son mari, elle lui sera assujettie.
Kacou affirme qu’aucun fruit ne peut “ouvrir les yeux” d’Adam et d’Ève au point de leur faire prendre conscience de leur nudité, et il en conclut que seul l’acte sexuel pourrait produire cet effet. Or le texte biblique dit explicitement le contraire :
« La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea. Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures. »
Genèse 3:6-7
Le récit relie donc l’ouverture des yeux et la prise de conscience de la nudité à un enchaînement précis : prise du fruit → consommation → yeux ouverts → découverte de la nudité. Le terme employé est bien “fruit”, et non “acte sexuel”. La relecture proposée par Kacou n’est donc pas une simple nuance : elle remplace le vocabulaire du texte et modifie sa logique interne.
Quant à la “pomme”, souvent évoquée dans certains sermons (notamment chez Branham), il s’agit d’un élément traditionnel et non biblique : la Genèse parle d’un fruit, sans préciser lequel.
On a vu plus haut que, dans le récit de la création, les arbres ne sont pas des personnes, mais des arbres fruitiers. S’appuyer sur une image employée par Jean-Baptiste pour nier la réalité des arbres présents des millénaires auparavant en Éden n’est pas pertinent : il s’agit d’une figure de style, non d’une définition botanique rétroactive. Les arbres sont bien décrits comme réels dès le début de la Genèse :
« Puis Dieu dit: Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. 12 La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. »
Genèse 1:11-12
« Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture. »
Genèse 1:29
Selon Philippe Kacou, Jésus serait “l’arbre de vie” d’Apocalypse 22. Or, si l’on lit Apocalypse 22:1-2 dans son contexte, une distinction claire apparaît entre l’Agneau et l’arbre de vie :
« Et il me montra un fleuve d'eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l'agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. »
Apocalypse 22:1-2
L’Agneau est sur le trône, d’où sort le fleuve d’eau de la vie ; l’arbre de vie, lui, se trouve sur les deux bords du fleuve. Les deux réalités sont donc distinctes, comme le sont aussi les lieux décrits.
Par ailleurs, le singulier « un arbre de vie » peut renvoyer à une réalité collective, c’est-à-dire à une espèce ou à un ensemble, sans nier l’existence de plusieurs arbres. Ézéchiel 47:12 décrit précisément, le long du torrent, de nombreux arbres fruitiers dont les fruits mûrissent chaque mois et dont les feuilles servent de remède :
« Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède. »
Ezéchiel 47:12
(C’est d’ailleurs pourquoi certaines traductions rendent Apocalypse 22:2 au pluriel.)
Philippe Kacou commet une nouvelle erreur en liant les 12 apôtres à Apocalypse 22:2. Car le nombre « douze » ne désigne pas “douze fruits” au sens d’un décompte fixe, mais une fréquence annuelle : l’arbre « produit douze fois » et « rend son fruit chaque mois ». Autrement dit, le texte insiste sur la régularité mensuelle, non sur un parallèle direct avec les douze apôtres.
« Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. »
Apocalypse 22:2
« Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n'auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède. »
Ezéchiel 47:12
Enfin, Philippe Kacou ajoute qu’Apocalypse 22:1 comporterait « quatre branches » du fleuve. Or le texte d’Apocalypse 22 ne dit rien de tel : il parle d’un fleuve qui sort du trône. Les « quatre bras » appartiennent au cadre terrestre de Genèse 2, tandis que l’arbre de vie est situé dans le Paradis de Dieu (Apocalypse 2:7). Moïse, pour sa part, n’a pas “vu le Paradis”, mais la terre d’Israël depuis le Pisga, sur le mont Nébo (Deutéronome 34:1).
Concernant la distinction entre le serpent et Lucifer, on a vu plus haut qu’elle met en difficulté plusieurs affirmations kacouistes (par exemple : la “beauté du serpent” empruntée en réalité au chérubin, ou encore la relecture du “fruit” comme acte sexuel, etc.).
En écrivant : « Lucifer […] entra dans le serpent et le fit parler en langue à la femme », Philippe Kacou s’engage sur une pente glissante. De deux choses l’une :
Soit il reprend l’usage de son prédécesseur Branham, qui a déjà employé l’expression « parler en langues » dans un sens particulier, éloigné de son usage habituel dans le Nouveau Testament (Voir ici).
Soit il veut dire, plus simplement, que Lucifer fit parler le serpent dans une langue compréhensible par Ève. Dans ce cas, cela implique que cette capacité ne venait pas du serpent lui-même, mais d’une intervention extérieure. Autrement dit, on est loin de l’idée d’un serpent “naturellement” doté d’attributs humains (langage, apparence, etc.). Cette formulation a donc au moins le mérite de clarifier un point : le serpent n’est pas présenté comme un être humain déguisé, mais comme un animal instrumentalisé.
Enfin, le paragraphe prend un ton accusatoire (“nous savons qui les conduit”, “nous n’accepterons point…”). On est ici à l’opposé de l’attitude recommandée par les Écritures, où l’on voit, par exemple, l’apôtre Pierre se présenter d’abord comme « serviteur » avant d’être « apôtre » (2 Pierre 1:1).
Philippe Kacou commet deux erreurs lorsqu’il affirme : « Ève emploie le mot “séduite” dans Genèse 3:13, il s’agit donc d’acte sexuel. »
1) Donner au verbe “séduire” un sens sexuel en Genèse 3:13 ne correspond pas à l’usage biblique. La Bible emploie ce même thème de la “séduction” à propos d’Ève pour désigner une tromperie par la ruse, et non un acte charnel :
« Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. »
2 Corinthiens 11:3
Le parallèle (« de même que… ») place l’Église de Corinthe en comparaison avec Ève : il est question de pensées qui se corrompent et se détournent, pas d’un acte sexuel. (+) La même idée apparaît ailleurs, lorsque l’Écriture parle d’une séduction exercée à l’échelle du monde :
« Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. »
Apocalypse 12:9
Si l’on absolutise “séduire” comme synonyme d’acte sexuel, on aboutit à une conséquence manifestement incohérente : le texte parle d’une séduction spirituelle et intellectuelle (par ruse), pas d’un rapport charnel.
De plus, il est important de noter que beaucoup de traductions rendent l’hébreu nasha par “tromper”, “abuser”, “induire en erreur”, “entraîner”, ce qui confirme encore le sens de tromperie plutôt que celui de sexualité.
2) Kacou se contredit en assimilant deux actions distinctes à une seule et même réalité.
Au paragraphe 7, il affirme : « le fruit défendu, c’est l’acte sexuel ».
Ici, il affirme : « “séduite” = acte sexuel ».
Or, en Genèse 3:13, la phrase distingue clairement deux actions : « Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. »
Ces deux verbes ne sont pas synonymes dans le texte : l’un décrit la tromperie, l’autre l’acte de manger.
Cette distinction est renforcée par un autre passage : Adam a mangé le même fruit (Gen 3:6), mais il n’est pas dit qu’il a été séduit.
« et ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression. »
1 Timothée 2:14
Le rapprochement opéré ici en plus d'être irrespectueux, pose un problème de fond : Philippe Kacou mêle une spéculation sur la sexualité conjugale à un enseignement eschatologique (l’enlèvement des élus), sans fournir d’appui biblique explicite.
Par ailleurs, en invoquant Genèse 4 (« Adam connut Ève… »), il met lui-même en difficulté sa thèse : le texte présente Adam comme père de Caïn. Autrement dit, l’argument censé soutenir son idée confirme au contraire la filiation naturelle de Caïn par Adam.
Comme on l’a déjà montré plus haut, le “pont” entre l’homme et l’animal que Philippe Kacou suggère n’est pas établi par son exemple. Le cas qu’il invoque (deux conceptions rapprochées avec deux pères différents) concerne deux enfants entièrement humains : la mère est humaine, et les deux pères sont humains.
Cet exemple peut éventuellement illustrer une double conception à paternités distinctes, mais il ne dit rien d’une progéniture viable issue d’un croisement homme/animal. Le fossé que Kacou tente de franchir reste donc intact : il passe d’un phénomène possible au sein de l’espèce humaine à une conclusion qu’il applique ensuite à une autre espèce, ce qui ne suit pas.
Sur le plan biblique, l’Écriture distingue l’homme, créé à l’image de Dieu (Genèse 1:27 ; 5:1), des animaux créés selon leur espèce (Genèse 1:25). Ainsi, l’exemple cité par Kacou ne soutient pas l’idée d’une filiation “serpent/humain”, mais seulement un cas impliquant des parents et des enfants 100% humains.
Enfin, l’appel à « la science » est ici impropre : aucun élément fourni ne démontre une compatibilité génétique entre l’homme et le serpent, ni la possibilité d’une descendance viable.
En disant : « Le serpent a eu donc ses descendants », Philippe Kacou rattache trois passages bibliques à l’idée d’une descendance biologique du serpent. Examinons ces textes :
« Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. »
Genèse 3:15
Comme on l’observe souvent dans la lecture branhamiste, le début du verset est pris dans un sens biologique, alors que la suite oriente déjà vers un sens non littéral : « celle-ci t’écrasera la tête » ne décrit pas une scène naturaliste où une femme écraserait physiquement la tête d’un serpent. Le verset fonctionne plutôt comme une annonce prophétique, traditionnellement comprise comme s’accomplissant en Christ (cf. Romains 16:20).
De plus, si l’on comprenait ici une descendance biologique commune à la femme et au serpent, l’opposition « ta postérité / sa postérité » perdrait sa cohérence : dans les deux cas, il s’agirait alors de la postérité de la femme. L’expression renvoie donc plus naturellement à une postérité spirituelle : d’un côté ceux qui se rendent semblables à Satan en suivant ses voies (Jean 8:44), de l’autre ceux qui appartiennent à Dieu (Romains 8:14 ; Romains 9:8).
Voici le 2e verset avancé par Kacou :
« Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. »
Jean 8:44
Citer ce passage pour établir une filiation biologique est problématique, car le contexte montre que les auditeurs de Jésus revendiquent une filiation physique avec Abraham — et Jésus la reconnaît (« Je sais que vous êtes la postérité d’Abraham »), tout en dénonçant leur filiation spirituelle par les œuvres.
« Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham; mais vous cherchez à me faire mourir, ... Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les oeuvres d'Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a point fait. Vous faites les oeuvres de votre père. ...Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, »
Jean 8:37-44
« Je sais que vous êtes la postérité d'Abraham; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous. Je dis ce que j'ai vu chez mon Père; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père. Ils lui répondirent: Notre père, c'est Abraham. Jésus leur dit: Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les oeuvres d'Abraham. Mais maintenant vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a point fait. Vous faites les oeuvres de votre père. Ils lui dirent: Nous ne sommes pas des enfants illégitimes; nous avons un seul Père, Dieu. Jésus leur dit: Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé... Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. »
Jean 8:37-44
Le point est donc clair : filiation biologique (Abraham) d’un côté, filiation spirituelle (par les œuvres) de l’autre.
Et voici le 3e verset avancé par Kacou :
« Car ce qui vous a été annoncé et ce que vous avez entendu dès le commencement, c'est que nous devons nous aimer les uns les autres, et ne pas ressembler à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il? parce que ses oeuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes. »
1 Jean 3:11-12
Ici encore, l’expression « du malin » se comprend naturellement à partir du critère donné par le texte lui-même : les œuvres. Le passage ne dit pas : « Caïn est le fils biologique du serpent », mais insiste sur le fait qu’il a agi mal et a tué son frère, parce que ses œuvres étaient mauvaises.
Cette lecture est confirmée par le fait que Dieu place Caïn devant une alternative morale réelle : agir bien ou agir mal.
« Et l'Éternel dit à Caïn: Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi: mais toi, domine sur lui. »
Genèse 4:6-7
On retrouve d’ailleurs exactement la même logique dans d’autres formulations johanniques, où « être de Dieu » ou « être du monde » décrit une appartenance spirituelle, non une filiation biologique :
« Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. »
1 Jean 4:4
« Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n'est pas de Dieu ne nous écoute pas: c'est par là que nous connaissons l'esprit de la vérité et l'esprit de l'erreur »
1 Jean 4:6
« Nous savons que nous sommes de Dieu, ET que le monde entier est sous la puissance du malin. »
1 Jean 5:19
Ainsi, les trois passages cités (Genèse 3:15 ; Jean 8:44 ; 1 Jean 3:11-12) s’accordent mieux avec une postérité spirituelle — reconnaissable aux œuvres et à l’orientation du cœur — qu’avec une thèse de descendance biologique serpent/humain.
Autres points évoqués dans ce paragraphe 14 :
a) La Bible présente Adam comme père de Caïn (Genèse 4:1). À titre de remarque, William Branham (qui est le prophète de Malachie 4 selon Kacou) a lui aussi affirmé (à certains endroits) (la paternité d’Adam concernant Caïn), ce qui montre au minimum que la thèse n’est pas stable même dans le cadre branhamiste.
b) Lorsqu’il suggère que Dieu se serait présenté à Caïn sous forme humaine, Philippe Kacou ajoute un détail qui n’apparaît pas dans le texte biblique.
c) Enfin, l’affirmation selon laquelle Adam ne serait pas « le père de tous les vivants » contredit l’enseignement biblique sur l’unité du genre humain :
« Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure; »
Actes 17:26
En résumé, l’argumentation de Kacou repose ici sur un glissement répété : des expressions spirituelles (postérité / paternité / “être de…”) sont interprétées comme des filiations biologiques, alors que le contexte biblique les rattache principalement aux œuvres et à l’appartenance spirituelle. Lecteur kacouiste, ne combattez pas la Parole de Dieu, revenez à votre bon sens.
Le chaînon manquant n'existe pas. Sachant que Dieu a créé l'homme à partir de la poussière (sans passer par une phase évolutive animale), et que la femme à été créé directement à partir d'une côte d'homme, il est impossible qu'un hybride puisse être trouvé un jour. 1 Corinthiens 15:38 réfute la théorie de l'évolution, en démontrant que Dieu a donné à l'homme un corps qui lui est propre. L'adultère édénique est une fable d'origine gnostique et kabbaliste. Si un être mi-homme-mi-animal existait, Branham ou kacou aurait saisi l'occasion, pour nous le présenter. Ça n'a jamais été le cas, et ça ne le sera jamais. Car la frontière entre l'homme (fait à l'image et à la ressemblance de Dieu) et l'animal (fait selon son espèce) ne sera jamais comblé. C'est insulter l'image de Dieu, que de la rabaisser à l'état d'un animal, qui plus est d'un serpent.
Dans ce paragraphe, Philippe Kacou ramène une grande diversité de maux à une cause unique : le sexe. Or, bibliquement, le mal procède d’abord du cœur humain, et s’exprime sous de multiples formes (cupidité, violence, orgueil, mensonge, idolâtrie, etc.). Le péché sexuel est réel, mais il n’est ni l’unique racine, ni l’explication universelle de tout.
« Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, l’envie, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. »
Marc 7:21-23
La Bible enseigne aussi que la convoitise, sous toutes ses formes, “enfante” le péché :
« Chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort. »
Jacques 1:14-15
Par ailleurs, si l’on fait du sexe la source de la malédiction, on finit par diaboliser ce que Dieu a institué comme un don dans le cadre voulu par lui. Or la fécondité est donnée comme bénédiction dès l’origine :
« Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre… »
Genèse 1:28
De même, l’Écriture distingue clairement l’usage juste et l’usage pervers :
« Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure… »
Hébreux 13:4
Enfin, lorsque la Bible évoque le déluge ou Sodome, elle décrit une méchanceté globale (violence, injustice, corruption), pas une cause unique.
« L'Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur coeur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. L'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre, et il fut affligé en son coeur. »
Genèse 6:5-6
« La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence. »
Genèse 6:11
Donc oui : le sexe peut être un terrain de chute, mais il n’est pas “l’origine” universelle de tout. La Bible enseigne plutôt que l’amour de l’argent, la convoitise et l’orgueil sont des racines majeures :
« Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux… »
1 Timothée 6:10
Sur l’origine de l’épouse de Caïn, la réponse est globalement cohérente avec l’Écriture : Adam eut des fils et des filles (Genèse 5:4), ce qui rend possible des unions intrafamiliales avant l’établissement de la loi mosaïque.
Cela dit, les exemples généalogiques cités par Kacou sont approximatifs :
• Sara n’est pas “sœur” au sens plein, mais demi-sœur (Genèse 20:12).
• Rébecca n’est pas “nièce” d’Isaac au sens strict : elle appartient à la parenté de Nahor (Genèse 24), donc une parente (cousine au sens large).
Ces détails ne changent pas l’explication générale, mais montrent une certaine légèreté dans l’illustration.
Ici, l’affirmation est doublement problématique.
1) La Bible attribue clairement la mort d’Abel à Caïn, et non à Dieu (Genèse 4:8). Dieu intervient ensuite comme juge, interroge Caïn, puis le sanctionne (Genèse 4:9-12). Cela ne correspond pas au schéma “Dieu retranche Abel”.
2) Jésus lui-même désigne Abel comme juste, ce qui rend très difficile l’idée qu’Abel serait “retranché” parce qu’il serait “fruit du péché” :
« …le sang d’Abel le juste… »
Matthieu 23:35
3) En outre, Dieu n’est pas présenté comme l’auteur du mal :
« Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise: C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. »
Jacques 1:13
Enfin, Abel n’est pas le “fruit d’un péché” au sens où Kacou l’entend : la bénédiction “Soyez féconds” (Genèse 1:28) précède la chute et montre que la reproduction, dans le cadre voulu par Dieu, n’est pas en soi une malédiction.
Dans ce passage, Kacou affirme que la malédiction aurait “apporté” les espèces de serpents, puis il étend l’idée à des variations humaines (races, groupes sanguins). Or le texte biblique ne dit pas cela.
La création des espèces animales est située au récit de la création (Genèse 1:25), et Dieu se repose ensuite de son œuvre (Genèse 2:2-3).
La sentence de Genèse 3:14 décrit une humiliation et un jugement (“sur ton ventre… tu mangeras de la poussière”), mais elle ne décrit pas un mécanisme par lequel de nouvelles espèces apparaîtraient.
De plus, l’argument sur la diversité humaine ne peut pas servir à appuyer une malédiction “biologique”, puisque l’Écriture rappelle l’unité de l’humanité :
« Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre… »
Actes 17:26
Enfin, la fin du paragraphe glisse vers une analogie polémique (“églises et venins”) qui ne repose sur aucun lien textuel direct. Le discours passe du zoologique au polémique sans démonstration biblique.
Premièrement, la mention de la “pomme” est un ajout externe : Genèse 4:3 parle simplement de “fruits de la terre” sans préciser lesquels. Il n’est pas raisonnable d’imposer un détail que le texte ne donne pas.
Deuxièmement, la différence centrale mise en avant par l’Écriture n’est pas “fruit contre sang” comme si toute offrande végétale était mauvaise. Plus tard, la loi mosaïque comportera aussi des offrandes de farine/céréales. Le cœur du contraste biblique est plutôt celui de la foi, de la disposition intérieure, et de la qualité donnée à Dieu :
« C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn… »
Hébreux 11:4
Troisièmement, parler de “mise en scène” contredit le sérieux du dialogue moral de Genèse 4 : Dieu avertit Caïn, le met face à une responsabilité, et l’exhorte à dominer sur le péché (Genèse 4:6-7). Le texte ne présente pas un théâtre, mais un appel réel à la repentance et au bien.
L’argument ici pose un problème majeur : Actes 13:48 parle du contexte apostolique de la prédication de l’Évangile, et non d’une foule localisée à une date moderne. Le verset est employé pour soutenir une exclusivité (“si vous n’étiez pas dans cette multitude…”) qui n’est pas dans le texte.
Surtout, le Nouveau Testament présente l’appel de l’Évangile comme réellement adressé à tous :
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »
Jean 3:16
« …Dieu… veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. »
1 Timothée 2:4
Ce paragraphe tend donc à enfermer la foi dans un critère d’appartenance daté, alors que l’Écriture montre que la foi vient de l’écoute de la Parole de Christ, et que l’appel à croire est véritablement proclamé.
Cette déclaration est très affirmée (“vous ne mourez pas avant de l’avoir entendu et accepté”), mais elle n’est pas accompagnée d’un appui scripturaire explicite. Elle relève d’une affirmation invérifiable, et elle est difficile à concilier avec la réalité humaine (mortalité, accidents, enfance, etc.).
Bibliquement, Dieu est souverain et l’Évangile est puissant, mais l’Écriture ne formule pas une garantie de ce type attachée à un message daté. Elle insiste plutôt sur la voix du vrai Berger et la nécessité de le suivre.
“Lecteur kacouiste, comparez ces affirmations à la Parole : le vrai Berger se reconnaît à sa voix.”
« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors.
Lorsqu'il a fait sortir toutes ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.
Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
Jésus leur dit cette parabole, mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
Jésus leur dit encore: En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands; mais les brebis ne les ont point écoutés.
Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages.
Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.
Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
Mais le mercenaire, qui n'est pas le berger, et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse.
Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire, et qu'il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger.
Je connais mes brebis, et elles me connaissent,
comme le Père me connaît et comme je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis,.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas def cette bergerie; celles-là, il faut que je les amène; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.
...
Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. »
Jean 10.1-16, + v27-28