Le nom de l’Éternel se trouve dans l’Ancien Testament sous la forme de 4 lettres hébraïques : YHWH (יהוה), appelé le tétragramme sacré.

Les témoins de Jéhovah (TDJ) sont fiers d’être appelés ainsi, car, disent-ils, le vrai nom de Dieu est Jéhovah.

Remarque : Le Tétragramme YHWH (ou JHVH) (Yod-Hé-Waw-Hé) ne se trouve jamais dans les originaux grecs du Nouveau Testament !

Dans le grec original, le nom de Dieu y est généralement rendu par « kurios » (Seigneur), y compris lorsqu’il s’agit d’une citation de l’Ancien Testament qui contenait le tétragramme YHWH.

Les traducteurs du « Monde Nouveau » insèrent le nom « Jéhovah » quelque 237 fois dans leur traduction du Nouveau Testament. Ces différences révèlent un manque de fidélité, de la part des traducteurs, envers le texte inspiré.

Le témoin de Jéhovah vous dira qu’il n’y a que la « Traduction du Monde Nouveau » qui possède le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes (Nouveau Testament).

Pour justifier leurs arguments, ils affirment qu’à l’origine, le nom de Jéhovah figurait certainement dans les originaux du Nouveau Testament, mais que les copistes l’en auraient enlevé !

Ce qui signifierait que les milliers de manuscrits du Nouveau Testament que nous possédons ont tous été falsifiés !... De qui se moque-t-on ?

Il est impossible qu’une telle falsification ait pu être réalisée, puisque les copistes se trouvaient parfois à des milliers de kilomètres les uns des autres, qu’ils ne parlaient pas la même langue et qu’ils ont vécu à des siècles d’intervalle.

Si, comme le prétend la WT, les originaux du Nouveau Testament avaient subi une telle modification, pourquoi ne pas remettre en question tous les écrits depuis Matthieu jusqu’à l’ Apocalypse ?

Cependant, nous pouvons faire confiance à Dieu, car c’est avec un soin « jaloux » qu’il veille sur sa Parole, ainsi que cela est écrit :

« ...je veille sur ma parole, pour l’exécuter. »

Jérémie 1:12

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. »

2 Timothée 3:16-17

Si nous devions retenir l’éventualité d’une altération des Écritures, où donc serait notre référence ?
À quel « document officiel » pourrions-nous nous référer ?
En considérant ces propos troublants, il me semble entendre comme l’écho de cette parole provenant du fond des âges et jadis prononcée à l’attention d’Ève : « Dieu a-t-il réellement dit... ? »

L’article suivant s’inscrit en faux contre les déclarations précédentes.

Jugez plutôt :

Il n’y a pas un seul parmi les quelques 5 000 exemplaires manuscrits du NT qui contienne le tétragramme.

Si la Chouraqui met le tétragramme dans le Nouveau Testament, il le met systématiquement là où nous traduisons Dieu. C’est un parti pris hébraïsant discutable, peut-être, mais du moins, contrairement à la TMN, il se montre honnête.

Une précision : si le Tétragramme apparaît de très nombreuses fois (plusieurs milliers d’occurrences) dans le texte hébreu de l’Ancien Testament, il est absent des livres d’Esther, de l’Ecclésiaste et du Cantique des Cantiques... Donc, l’utilisation du Tétragramme n’était pas généralisée.

Par contre, ce Nom n’apparaît nulle part dans le texte grec du Nouveau Testament. Pas un seul manuscrit du NT ne contient le Nom divin, sous aucune forme que ce soit.

Jusqu’ici, nous ne parlons que de la LXX (Septante), donc de l’ AT. Quel rapport avec le NT ?

Voici les faits avérés et prouvés, sans écran de fumée !

1) L’argument de la TMN se résume ainsi :

Il n’est peut-être pas inutile d’observer que les témoins de Jéhovah font habilement « glisser » la question de ce qui est écrit noir sur blanc dans le Nouveau Testament, vers celle de ce qui aurait été écrit dans l’Ancien Testament de référence des rédacteurs du NT.
On ne parle donc plus de ce qui est écrit dans le NT par ses rédacteurs, mais de ce qui aurait pu être lu par eux. Il faut bien noter, avant d’accepter d’analyser cette question, qu’on ne parle déjà plus du vrai problème : les TDJ ne s’intéressent plus à ce que nous disent les témoins directs, mais débattent seulement de témoins indirects, auxquels ils accordent plus d’importance.

2) Faisant suite au travail du professeur Howard (celui qui est cité triomphalement par la Watchtower), le professeur A. Pietersma démontrera, dans un article fort bien argumenté de 1984, que des papyrus, précisément parmi ceux qui sont cités comme preuves de « l’usage de l’époque » par la Watchtower, portent nettement la marque d’une révision, d’un travail de correction systématique par le scribe, et que le modèle original de ce papyrus ne comportait très probablement pas le Tétragramme.

Le texte originel de la LXX ne comportait pas le Tétragramme, et seul un groupe de textes révisés de celle-ci fera le choix de l’introduire, au lieu du traditionnel « Kurios ».

(Voir par exemple « La Bible grecque des Septante : du judaïsme hellénistique au christianisme ancien », de M. Harl / G. Dorival / O. Munnich (éditions Cerf/CNRS), chapitre IV (« Le texte de la Septante »), partie II (« Le remaniement des textes dans l’Antiquité »), page 157)

3) Ce que les TDJ ne veulent pas remarquer, c’est que le Tétragramme n’est pas traduit dans les manuscrits de la LXX : alors que nous sommes dans un texte grec, le Tétragramme apparaît en hébreu. Mieux encore : il apparaît souvent en caractères paléo-hébreux, c’est-à-dire dans un alphabet qui est déjà archaïque à l’époque même de sa rédaction : il s’agit-là de caractères écrits dans un alphabet non seulement inconnu des lecteurs hellénisants auxquels s’adressait la LXX, mais même devenu obsolète chez les hébraïsants.
Pour en revenir à notre sujet (la LXX et ses transcriptions du Nom divin), nous pouvons dire des lecteurs grecs de cette époque qu’ils avaient exactement le même problème que nous en lisant leur « Bible » : ils ignoraient comment se prononçait ce « mot », qui n’était pas traduit, et pas même retranscrit dans leur alphabet ! En fait, il n’était même pas écrit dans le « bon sens » (puisque l’hébreu se lit de droite à gauche, à l’inverse du grec).
Les lecteurs de la LXX, même dans ses recensions palestiniennes, ne prononçaient manifestement pas le Nom de Dieu. Ils en connaissaient la « graphie sacrée », le « dessin » du Nom en quelque sorte ; ils savaient que ce « dessin » représentait le Nom sacré de Dieu, mais ils ne pouvaient pas le lire.

Il y a toutefois, pour être vraiment exhaustif, un manuscrit du Lévitique (4QLXXLevb), trouvé à Qumrân, qui rend le Nom divin en lettres grecques (et qui le rend par IAÔ). Néanmoins, si cette exception est remarquable, elle n’en reste pas moins exceptionnelle… Et surtout, nous verrons que les TDJ, même s’ils voulaient rester à tout prix accrochés à ce témoin textuel unique au détriment de tous les autres, continuent d’être confrontés à des contradictions insurmontables.

Quand on veut tirer des conclusions sur un sujet, doit-on se fier à la règle ou à l’exception ?

Au début du premier siècle, Kurios, et pas יהוה dans sa LXX.

En outre, puisqu’on parle des faits, ceux-ci montrent sans trop de détours que Philon, un Juif d’Alexandrie, par exemple, au début du 1er siècle (avant la rédaction du NT, donc) lisait bel et bien Kurios, et certainement pas יהוה dans sa LXX.

Philon

Voici par exemple ce qu’il peut dire, précisément à l’époque supposée du Christ :

Il n’est bien sûr pas question de débattre ici de la pertinence de l’analyse de Philon. Ce qu’il écrit ici n’est pas (ne refaisons pas l’erreur de la Watchtower…) « le point de vue du judaïsme » du 1er siècle de notre ère. Ce n’est représentatif que de Philon et du courant auquel il est lié.

Mais ce dont on peut, par contre, être certain, en le lisant, c’est que la LXX qu’il lit et qu’il cite à son époque ne contient que « Kurios » comme nom pour désigner Dieu (précisément, si l’on suit son idée, parce que ce n’est pas à proprement parler un nom propre).

L’idée que les éditions de la LXX du 1er siècle contenaient le Tétragramme, et que ce sera seulement « dans les siècles suivants » que « Kurios » le remplacera (par superstition, aime-t-on dire) est donc une parfaite ineptie. On a bien chez Philon la preuve que « Kurios » est déjà bien là, en lieu et place du Nom divin, dès la première partie du 1er siècle, et sans aucun doute bien avant.

La théorie de la Watchtower concernant un hypothétique usage « originel » du Nom dans la Septante a donc plus que du plomb dans l’aile…

Ainsi, dès son point de départ, l’argumentation jéhoviste est tributaire d’une affirmation tout à fait gratuite.

Les manuscrits grecs ne contiennent ni le tétragramme, ni le Nom divin

Pour ce qui est du Nouveau Testament, nous constatons que l’ensemble des manuscrits grecs les plus anciens ne contiennent ni le tétragramme, ni le Nom divin. Nous avons pris ci-dessous l’exemple du Papyrus Bodmer II, aimablement transmis par la fondation Martin Bodmer de Genève. Ce dernier date du 2e siècle et est l’un des plus anciens de l’Évangile de Jean à notre disposition. Notons au passage la grande proximité entre la mort de l’apôtre, la rédaction de son Évangile et le manuscrit Bodmer II. Les 3 photos représentent de gauche à droite : Jean 12:34-38, Jean 12:38-42, Jean 12:12-16. Ni tétragramme ni Nom divin n’apparaissent, alors que la Watchtower l’a mis dans sa « Traduction du monde nouveau »... (Jean 12:13, Jean 12:38)

Voici les faits avérés et vérifiables

1) Il n’y a pas de manuscrits connus des Écritures grecques chrétiennes qui emploient le Tétragramme. Il y a plutôt plus de 5 000 manuscrits existants qui emploient Kurios, avec les plus vieilles datations fiables remontant entre l’an 201 et l’an 300 de notre ère. Ce fait, à lui seul, représente un obstacle insurmontable pour l’inclusion du Tétragramme dans les traductions contemporaines des Écritures grecques chrétiennes.

2) Aucun changement textuel des Écritures grecques chrétiennes ne peut survenir universellement et instantanément. Tout changement dans lequel Κύριος aurait été substitué à יהוה aurait laissé un mélange de manuscrits montrant les deux formes. De plus, un tel changement aurait laissé des variantes dans la formulation grecque représentant un parallèle mais pas des substitutions exactes.

3) Un changement dans les Écritures grecques chrétiennes de יהוה à Κύριος aurait eu une profonde influence sur la théologie de la congrégation chrétienne du premier siècle. Que ces 237 références aient été changées du Tétragramme à Kurios, la compréhension des personnes de Jéhovah et de Jésus aurait été radicalement altérée. Il est inconcevable qu’un changement si extrême ait pu survenir sans aucune objection de la part des rédacteurs de la congrégation chrétienne primitive et sans aucune défense de points de vue divergents par ses partisans. Les sujets fréquents d’hérésies et de controverses qui ont fait surface dans l’histoire primitive de la congrégation chrétienne sont connus de nos jours à cause des échanges épistolaires et des écrits des Pères de l’Église. (Dans plusieurs cas, les écrits autant de la faction hérétique que des défenseurs de la foi sont représentés.) C’est ainsi que les débats avec les gnostiques, les nominalistes, les donatistes, les marcionites, les manichéens, la controverse aryenne et de nombreuses autres sont bien connus et documentés aujourd’hui. Malgré tout cela, un débat concernant la suppression du Tétragramme n’a jamais été mentionné. Très certainement, considérant l’ampleur de la prétendue altération, elle aurait été mentionnée si elle avait eu lieu.

4) Il y a de nombreux écrits anciens à part les Écritures. Ces écrits grecs non canoniques citaient fréquemment des passages des Écritures hébraïques. Il n’y a pas de preuves que les écrits de l’époque de la congrégation chrétienne primitive employaient le Tétragramme dans ces citations. Au contraire, ces écrits employaient librement le mot grec Kurios lorsqu’ils citaient ou faisaient allusion aux passages des Écritures hébraïques. Les premiers de ces écrits auraient été produits entre 10 et 30 ans après que le dernier Évangile a été écrit. Il est inconcevable qu’entre 10 et 30 ans après la fin de la mise par écrit des Écritures, ces écrits corrompus auraient librement circulé dans la congrégation chrétienne primitive s’ils avaient contenu une hérésie aussi sérieuse que la dénaturation de la nature de Jésus.

5) L’expansion géographique des premières congrégations milite contre une hérésie uniforme qui aurait supprimé toutes preuves écrites d’enseignements précédents sans laisser aucune trace.

Du temps de Jésus déjà, le tétragramme ne se prononce plus

Relatant la manifestation de Dieu à Moïse lors de l’épisode du buisson ardent, l’historien juif Flavius Josèphe, contemporain des apôtres, écrit (vers 94 apr. J.-C.) :

Flavius Josèphe, qui a connu le second Temple, était issu d’une famille de prêtres. Il n’ignorait probablement pas la prononciation exacte du tétragramme qu’il se garde de révéler. De fait, plusieurs sources rabbiniques spécifient que, même lors des bénédictions, il était interdit de prononcer le nom divin, du moins en province, et que l’on devait utiliser une autre appellation, dont « Adonaï », « Seigneur », était la plus usitée (Mekhilta sur l’Exode, XX, 24 ; Sifré sur les Nombres, VI, 26). Lors de la bénédiction sacerdotale, précise-t-on, « on doit y prononcer le nom divin, mais seulement dans le Temple, dans la maison des prêtres ; ailleurs, on emploie une désignation » (Sifré sur les Nombres, VI, 23). Même le grand prêtre, qui officiait dans le Temple et qui était pourtant autorisé à prononcer le Nom lors de certains sacrifices, ne le faisait alors plus qu’à voix basse, de façon à ce qu’il soit inaudible :

« Jadis on le prononçait à voix haute, mais quand se multiplièrent les libertins, on le prononça à voix basse. Rabbi Tarphon disait :

D’après une autre tradition rabbinique, les prêtres du Temple cessèrent de le prononcer lors de la bénédiction sacerdotale à la mort de Simon le juste, survenue vers 195 avant J.-C. (Talmud de Babylone, Yoma, 39b ; Tosephta, Sota, XIII, 8).

Il y a donc, à l’époque qui nous intéresse, plusieurs éditions différentes de la LXX, et pas du tout un texte standardisé, le même pour tous, comme le sont nos livres d’aujourd’hui.

Le professeur A. Pietersma démontra, dans un article fort bien argumenté de 1984, que des papyrus (de la LXX), précisément parmi ceux qui sont cités comme preuves de « l’usage de l’époque » par la Watchtower, portent nettement la marque d’une révision, d’un travail de correction systématique par le scribe, et que le modèle original de ce papyrus ne comportait très probablement pas le Tétragramme.

Il ne s’agit donc pas de « l’usage de l’époque », mais simplement de l’usage d’une certaine école du judaïsme…

On pourra encore noter soit la malhonnêteté intellectuelle, soit l’ignorance des TDJ (dans les deux cas, c’est bien embarrassant pour des personnes qui prétendent au titre d’« enseignants », comme le revendiquent tous les TDJ…), lorsqu’ils appellent à témoin de leur théorie des papyrus contenant le texte des révisions de Symmaque et d’Aquila.

En effet, il s’agit là de révisions, comme leur nom l’indique, qui avaient, elles aussi, l’ambition de corriger le texte traditionnel de la LXX considéré comme « altéré » (par rapport à leurs conceptions du judaïsme, essentiellement issues de la branche « pharisienne » qui s’imposera comme « autorité centrale » après la chute de Jérusalem). Ces révisions constituent un remaniement en profondeur du texte traditionnel de la LXX.

Or, ces révisions sont postérieures à la rédaction du NT (en tout cas selon la chronologie qu’en donnent les TDJ). Ces révisions n’ont donc pas pu être utilisées par Paul ou ses contemporains. Citer ces révisions comme preuve — ou même comme indice — que la LXX qu’utilisaient ces chrétiens contenait bien le Nom divin est donc particulièrement fautif.

Le principe même d’une « révision », c’est qu’elle entend corriger le texte précédent, que le « réviseur » trouve inadapté.
Se référer à un texte corrigé ne nous donne évidemment pas d’indication de ce qu’était le texte avant d’avoir été corrigé ! Affirmer que le Tétragramme se trouvait dans le texte traditionnel de la LXX avant sa révision puisqu’il s’y trouve après est donc un non-sens : la présence du Tétragramme en hébreu fait précisément partie de ce que l’on pense avoir été (entre autres, bien sûr) l’objet de la correction.

Les faits avérés et prouvés :

1) AUCUN manuscrit du NT ne contient le Tétragramme. On ne trouve l’emploi du Nom divin nulle part dans le texte du NT, tel qu’il nous est parvenu.

2) Les TDJ (du moins : ceux qui émettent la doctrine) le savent parfaitement, mais comme cela va à l’encontre de leur point de vue, ils choisissent d’ignorer volontairement ce qui est écrit dans ce texte qui nous est parvenu, au profit de manuscrits d’un autre texte : non pas ceux du NT, mais ceux de l’AT en grec. Les TDJ affirment que ces témoins textuels de l’AT grec nous renseignent mieux sur le NT que les manuscrits du NT. On glisse donc une première fois d’une question relativement simple (« ce qui est écrit dans le texte du NT en grec ») à une question beaucoup plus floue (« ce qu’auraient été les sources textuelles des rédacteurs du NT lorsqu’ils citaient l’AT »).

3) Les TDJ présentent certains manuscrits de l’AT, en grec, qui font apparaître le Tétragramme. Or, les TDJ sont incapables de fournir la moindre preuve tangible que ces manuscrits-là de l’AT aient un quelconque rapport avec le texte du NT. En effet, ces manuscrits ne nous apprennent jamais que l’existence d’une certaine façon de faire, contemporaine des premiers chrétiens, mais il ne s’agit que d’un usage parmi d’autres. On « glisse » donc une deuxième fois : on passe du constat de faits matériels et vérifiables (l’existence de certains papyrus montrant l’usage du Tétragramme dans certaines recensions de la LXX autour du 1er siècle) à une affirmation gratuite (« ce sont ces éditions-là de la LXX qui servaient de source aux premiers chrétiens, et pas une autre »). Si tel était bien le cas, on devrait, en toute logique, retrouver ce Tétragramme dans le texte du NT, ce qui n’est pas le cas. « Falsification par les copistes ! » nous dit-on. Admettons, mais…

4) Mais même après avoir accepté de suivre deux fois de suite les TDJ dans leurs « glissades » successives (qui ne servent jamais qu’à éviter d’avoir à « affronter » le texte du NT lui-même, qui, depuis le début, devrait être le seul qui nous occupe…), on ne parvient toujours pas à leur conclusion : à savoir que les premiers chrétiens faisaient du Nom divin un usage comparable à celui des TDJ aujourd’hui. En effet, le Nom divin est utilisé dans ces textes à l’état de Tétragramme hébreu, c’est-à-dire qu’il n’y a plus qu’une écriture, mystérieuse et sacrée du Nom, à ce point sacrée qu’il n’est absolument pas question de le traduire, ni même parfois de le transcrire dans un alphabet contemporain : on choisissait alors d’écrire ce Nom dans un état ancien, en caractères archaïques, comme pour ne pas toucher à sa seule forme écrite !