Chronologie concernant Noël
« Dates et événements publiés par l'organisation des Témoins de Jéhovah »
L'article reconnaît que selon certains, le choix du 25 décembre comme date de naissance du Christ avait pour but « de transformer une vieille fête païenne à cette date, en une commémoration du Christ », et cela s'est fait « à peu près à l'époque où le soi-disant christianisme, devenant populaire avec les empereurs, a été adopté par des milliers de personnes païennes ».
Source : The Watchtower, December 1883, R562, page 3, « When Was Jesus »
Les cadeaux de Noël étaient perçus comme une expression d'amour de la part de celui qui en était l'auteur.
Source : The Watchtower, April-May 1884, R613, page 4, « Who Are Thou That Repliest Against God? »
Le magazine « Watchtower » fit la promotion de cartes de Noël.
Source : The Watchtower, octobre 1891, R1339
On apprend de la propre main de Charles Russell qu'il avait, avec son épouse Maria, invité d'autres fidèles, dont le couple Zech, pour le repas de Noël de l'année 1892.
Source : Zion's Watch Tower Tract Society, April 25 1894, page 29, A Conspiracy Exposed
Les Étudiants de la Bible adoptaient une attitude tout à fait traditionnelle sur la célébration de Noël. Plusieurs adeptes dont les lettres furent publiées dans les colonnes du périodique La Tour de Garde présentaient leurs vœux pour Noël. Par exemple :
Fin 1899, Alice G. James, de l'Illinois, souhaita « avec beaucoup d'amour chrétien, un joyeux Noël et une bonne année ».
Source : The Watchtower, January 1, page 7, « Our Elims. To My Beloved Pastor »
Une lettre d'une adepte du Missouri se conclut par ce souhait : « Je vous souhaite un très joyeux Noël et une heureuse et profitable nouvelle année ».
Source : The Watchtower, February 1 1903, R3147, page 47, « Letters of Interest »
La Tour de Garde présenta certaines publications du mouvement comme constituant les cadeaux de Noël les plus utiles pour tout le monde.
Source : The Watchtower, November 15 1905, page 338, « Heavenly Manna for Gifts »
Rappel d'offrir le magazine en cadeau pour Noël (The Watchtower, November 15 1907, R4094, page 351, « Scriptures Studies as Christmas Gifts » + The Watchtower, December 1 1907, page 354, « When Selecting Christmas Gifts »).
Voici donc ce que chaque Étudiant de la Bible pouvait y lire chaque 25 décembre, et ce jusqu’en 1927 :
Rappel d'offrir le magazine en cadeau pour Noël :
1909
Rappel d'offrir le magazine en cadeau de Noël.
Source : The Watchtower, December 1 1909, page 354, « Daily Heavenly Manna, Etc. »
Rappel d'offrir le magazine en cadeau pour Noël.
Source : The Watchtower, November 1 1910, page 338, « Choose Possible Tokens Wisely and Early as Possible »
En 1910, Russell lui-même souhaita un bon Noël à ses fidèles.
Source : The Watchtower, January 1 1910, R4541, page 5, « 1910-Greetings to Pilgrims and Colporteurs-1910 »
Rappel d'offrir le magazine en cadeau pour Noël.
Source : The Watchtower, November 1 1914, R5573, page 322, « Christmas Orders »
Rappel d'offrir le magazine en cadeau pour Noël.
Source : The Watchtower, November 15 1915, page 338, « Poems of Dawns »
Voici plusieurs pages de publications des Étudiants de la Bible proposant les écrits de la Watch Tower comme cadeaux de Noël (images 1 à 3), et les vœux de Noël de Russell (image 4) :
1919Au début, Joseph Franklin Rutherford était d'abord favorable à Noël. En 1919, Rutherford écrit que :
Rutherford remercia les fidèles qui avaient envoyé de nombreux cadeaux de Noël à lui et à ses associés alors incarcérés.
Source : The Watchtower (anglais), 15 janvier 1919, R6381, p. 28, « Letters from Afield ».
Dans les deux mois qui suivirent, Harriet, l'épouse de George Fisher, ainsi que l'épouse de Clayton Woodworth, firent de même.
Source : The Watchtower, February 15 1919, R6393, page 59, « Christmas Joy — Our Incarcerated Brethren » + The Watchtower, March 15 1919, R6408, page 94, « Letters from Afield ».
Joseph Franklin Rutherford décidera de cette interdiction, et ce plus de dix ans après le début de sa présidence. La Tour de Garde du 15 octobre 1998 tentait de retracer l'histoire de l'interdiction de Noël en ces termes :
Depuis 1907, voire avant, Russell savait que Jésus n’était pas né un 25 décembre et que ce jour avait donc une autre signification. Toutefois, cela ne l'empêchait pas de fêter Noël.
1921Un premier article défavorable parut en mai 1921 dans L'Âge d'Or, critiquant les origines païennes de la fête et de l'arbre de Noël, acceptés par la chrétienté « apostate ». Ironiquement, l'absence de toute mention de cette fête dans la Bible — ce qui était considéré par Russell comme une autorisation implicite, rien n'indiquant qu'il était interdit de la célébrer — est désormais perçue sous un angle restrictif, c'est-à-dire qu'il n'est pas requis des chrétiens de la célébrer.
1922En 1922, les choses ne semblent pas avoir trop changé. Un article sur saint Nicolas décrivait un personnage plutôt attachant, aidant les pauvres sans se soucier de faire connaître aux autres ce qu'il donnait. Il est toutefois précisé qu'« il ne se souciait pas de laisser une carte sur ses cadeaux ; parce que c'était un cadeau venant du cœur » (The Golden Age, December 6 1922, page 137, « Real Character of St. Nicolas », par Mme I. S. Marshall).
L'origine du Père Noël fut à son tour critiquée ; il était alors recommandé de dire la vérité aux enfants, mais Noël n'était pas interdit, pourvu que l'on pense à Jésus.
Citant l’Encyclopaedia Britannica, l'article présente les vraies origines du Père Noël, celui-ci étant au départ la fête du saint Nicolas, originellement célébrée le 6 décembre. Il est posé cette question : « Est-il sage d'encourager la coutume du "Père Noël", ou bien faut-il dire aux enfants les faits purs sur ce sujet ? » La réponse est la suivante : « À ceux qui aiment l'honnêteté et la vérité, il n'y a qu'une seule réponse à cette question : ceux-ci sont tenus de décourager ce qui est semblable au mensonge et à la tromperie. Il vaudrait mieux en tout cas montrer aux enfants et à tous l'esprit véritable de Noël — qu'il célèbre, d'une manière générale, le grand don que Dieu a pourvu pour le salut de notre race. » Puis est cité le point de vue de Russell dans La Tour de Garde de 1903, page 457 (voir plus haut), qui autorise la célébration de Noël.
Source : The Golden Age, July 5 1922, page 628, « About Santa Claus », par Gerald Barry
Dès 1923, on voit fleurir des articles dénigrant Noël comme étant avant tout une fête commerciale. Cela commence par un article intitulé « Conditions en Angleterre », où l’on pouvait lire ceci :
« Les conditions générales dans le pays sont encore bonnes compte tenu du taux impressionnant de chômage que nous avons en ce moment. Les perspectives économiques, autant localement qu'internationalement, sont faibles. Il a été rapporté que le marché de Noël à Londres est loin d'être à la hauteur des attentes : une indication qu'il n'y a plus beaucoup d'argent à dépenser. »
Source : The Golden Age, January 17 1923, page 238
Poème de Noël :
Source : The Watchtower, December 15 1923, page 383, « Christmas » + poème écrit par Frederick Lardent, dans L'Âge d'Or.
Source : The Golden Age, December 19 1923, page 186, « Christmas Bells ».
Puis, le 19 décembre de la même année, le Golden Age ajoutait :
Un article élogieux sur Noël :
1924
En 1924, il était encore conseillé de commander rapidement le calendrier de l'année suivante afin qu'il soit reçu pour Noël. De même, une publicité parut dans L'Âge d'Or pour rappeler qu'il était possible de commander des publications des Étudiants de la Bible et de les envoyer comme cadeaux de Noël.
Source : The Golden Age, December 17 1924, page 192, « A Gift Received Unexpectedly ».
En 1925, la fête de Noël fut présentée comme étant marquée par l'hypocrisie, et la combinaison de différents facteurs (commerciaux, politiques et ecclésiastiques) à cette occasion n'honorait pas le nom de Dieu.
Source : The Watchtower, December 15 1925, page 371, « Peace of Good Will ».
En 1925, le Golden Age cite un article du New York Times qui présente Noël comme une fête découlant de la mythologie nordique, et qui trouverait son origine dans le meurtre de deux amants. Selon l'article, les illuminations de Noël viendraient d'un arbre qui aurait poussé sur leurs corps meurtris, et qui aurait été illuminé si fortement par la magie de leur amour qu'aucun vent ne pouvait l'éteindre.
Source : The Golden Age, July 29 1925, page 677.
En 1925, Rutherford prononça un discours de Noël le 24 décembre, à 20 h 40, sur la station WBBR.
Source : The Golden Age, December 16 1925, page 190, « Radio Programs ».
En 1926, discours, chants et hymnes étaient toujours au programme.
Source : 🇺🇸 The Golden Age, December 1 1926, page 141 + Cover
Malgré ces exemples, la fête continue pourtant d'être célébrée chaque année au Béthel et dans les foyers des Étudiants de la Bible. Ainsi, le Golden Age du 1er décembre 1926 (p. 141) annonce-t-il, comme l'année précédente, un discours et des chants de Noël à la WBBR, la radio officielle de la société Watchtower.
Célébration du dernier Noël au Béthel, en 1926
Le premier article condamnant ouvertement la célébration de Noël
Le 14 décembre 1927, le Golden Age publie un article intitulé « Les origines de Noël ». Ce pamphlet n'est pas de la main de Rutherford, mais est signé par J. L. Bolling, qui est sans doute très âgé, puisqu’il décède le 10 août 1928, c’est-à-dire moins d'un an plus tard.
L'article se base sur un périodique nommé Progress, lequel présente Noël comme une fête païenne ayant été instaurée par le pape Grégoire au IVe siècle. Il ajoute ensuite ceci :
– D'une fête qui était considérée comme montrant « une attitude d'amour et d'appréciation envers Dieu et envers le Sauveur », Rutherford et ses amis sont passés en quelques années seulement à « une partie de la « Marque de la bête » à jeter aux rebuts ». Quel revirement !
– Cette même année, le livre Daily Heavenly Manna, qui se positionnait en faveur de Noël, ne fut plus utilisé, et fut remplacé par l’Annuaire.
1928Noël est encore célébré au Béthel jusqu’en 1928, puis sera interdite. Cette année-là, les véritables raisons qui ont amené ce revirement sont exposées dans le Golden Age, écrit cette fois de la main de Rutherford lui-même :
L'article poursuit en présentant Noël comme une célébration des plus commerciales, permettant de renflouer les caisses du clergé et des commerçants. On aura compris que cette fête n'est pas devenue inacceptable parce qu'elle avait une origine païenne, ni parce qu'elle servait à renflouer les caisses des magasins. Non, elle est devenue inacceptable parce qu'elle servait à renflouer les caisses du clergé, le principal adversaire !
Après l’article de février 1928 qui avouait les raisons bassement matérielles qui ont entraîné la société Watchtower à faire interdire Noël, il fallait trouver rapidement une raison « biblique » pour cette interdiction. C’est ce qu’un article du 12 décembre de la même année s’employa à faire. Se basant principalement sur le livre Les Deux Babylones d’Alexander Hislop, publié en 1858, l’article prétendait que « la vérité est que le 25 décembre est l’anniversaire de Nimrod ». Cet article sera publié à nouveau l’année suivante, afin de bien s’assurer que le message est passé.
En décembre, un long article de sept pages de Richard H. Barber interdit définitivement l'observance de Noël : cette fête est, livres à l'appui, d'origine païenne, basée sur un mensonge — or, c'est le Diable qui est à l'origine des fausses doctrines — ; c'est un moment de tension nerveuse et de préoccupation qui devient un fardeau pour les gens ; Jésus n'a pas demandé d'observer sa naissance, mais sa mort, et le Diable a tout fait pour détourner de la rançon ; c'est un moment de beuveries, de compétition, de rivalités pour offrir des cadeaux souvent inutiles, ce qui endette les gens ; les parents mentent aux enfants en revêtant les habits du Père Noël ; la date correspond en réalité à la naissance du méchant biblique Nimrod ; etc.
Source : The Golden Age, 12 décembre 1928, p. 163-169, « Christmas, Its Origin and Purpose », R. H. Barber. Puis repris dans The Golden Age, December 25 1929, pages 195-201.
En février 1929, L'Âge d'Or jugea bon de préciser qu'il n'y avait pas de liens entre le magazine et le bolchévisme, celui-ci ayant désormais interdit les célébrations de Noël en Russie, trois jours seulement après l'article ayant dénoncé « l'idée de Noël toute entière comme étant non scripturaire ».
Source : The Golden Age, February 20 1929, page 330.
En décembre de la même année furent éditées plusieurs lettres de fidèles exprimant leur accord avec l'article de Barber au sujet du rejet de Noël, et chacune d'elles apportait des arguments en défaveur de cette fête.
- The Golden Age, December 25 1929, page 201, « Christmas, the Year Around », Harold W. Kline
- The Golden Age, December 25 1929, page 202, « The Paganism of the Season »
- The Golden Age, December 25 1929, page 202, « The Teaching of the Druids — Pagans », Harry Powell
- The Golden Age, December 25 1929, page 202, « St. Nicholas the Highwayman », W. G. Wright
- The Golden Age, December 25 1929, page 203, « Truth Slowly Rising to the Light », W. N. Lundquist
- The Golden Age, December 25 1929, page 203, « Santa Claus Article Appreciated »
En 1930, L'Âge d'Or justifia la chute du nombre de cartes de Noël en 1929 par le fait que les Étudiants de la Bible rejetaient désormais cette fête (!)
« Diverses raisons sont avancées pour lesquelles les cartes de Noël ont chuté d'un tiers en 1929 par rapport aux années précédentes. L'une des suggestions est que, en 1929, pour la première fois, une petite société de chrétiens a pris position contre la célébration de l'anniversaire lointain de Nimrod, et a refusé de continuer à l'honorer. »
Source : The Golden Age, March 5 1930, page 365, « From Dan to Beersheba ».
De plus, il fut rappelé que Noël était illégal en Écosse depuis 1644, au motif que c'était une fête païenne.
Source : The Golden Age, March 19 1930, page 397, « Kaleidoscopics ».
À partir des années 1930, Noël fut cité entre guillemets et présenté comme « ce qui est appelé » ainsi et « soi-disant » Noël, autant de signes de dépréciation de la part des rédacteurs.
- The Watchtower, February 15 1934, page 62, « Birth of the Son of Man »
- The Watchtower, February 1 1940, page 41, « Power of the Demons »
- The Watchtower, December 1 1945, page 357, « His Unspeakable Gift »
Un article de 1932 affirma que la folie de cadeaux de Noël engendrait « une sensation de malaise parmi les donneurs de cadeaux » et ne fournissait « aucune fin à l'injustice des pauvres clercs dans les magasins à la période de Noël et pendant les semaines précédentes ».
Source : The Golden Age, October 26 1932, page 52, « The Giving of Gifts »
En 1933, Noël et le baptême des enfants furent mis au même rang, étant tous deux « non scripturaires ».
Source : The Golden Age, April 12 1933, page 424, « Another "Holy Year" of the Bottega del Papa ».
En 1934, un article expliquait le côté commercial entourant l'utilisation d'un sapin de Noël à Saint-Louis (The Golden Age, 14 février 1934, p. 305, « Origin of a Christmas Tree »).
S'exprimant au sujet de cette fête, une lectrice écrivit : « Quel soulagement d'être débarrassés de ce parasite ! D'autres nous envient, mais n'ont pas le courage de rompre avec lui. »
Source : The Golden Age, July 18 1934, page 659, « Housekeeping and Hygiene ».
L'Âge d'Or souligna que « des érudits, dont quelques théologiens eux-mêmes, ont admis que l'époque et les pratiques de la saison de Noël ont une origine païenne ».
Source : The Golden Age, September 26 1934, page 825, « Jesus Born About October First ».
En 1936, il fut rappelé que Noël était la date de célébration de la naissance de Nimrod.
Source : The Golden Age, May 20 1936, p. 519, « The Decay of Protestantism ».
On nous dit que la hiérarchie catholique en avait fait un « business ».
Source : The Golden Age, June 3 1936, page 557, « Philistia (Catholic Action) a Murderess for 1 500 years ».
Un article présenta en exemple un garçon de quatre ans qui avait répondu à un homme qui voulait lui offrir un cadeau pour Noël : « Le père Noël est le Diable, et l'arbre de Noël est le Diable aussi ». Il avait aussi réarrangé en « Satan » des lettres d'alphabet qu'un adulte avait utilisées pour écrire « Santa ». Cette histoire conclut ainsi : « Le papa de Bill est un papa heureux ».
Source : The Golden Age, December 16 1936, page 169, « Public Education — The Bulwark of Liberty ».
Selon un récit ultérieur de la Watch Tower, Noël était alors fêté dans l'ancienne Maison de la Bible à Allegheny, avec un arbre décoré dans le réfectoire ; Russell offrait alors aux béthélites des pièces d'or de cinq ou dix dollars et disait : « Joyeux Noël à tous ! ».
Source : WTBTS, 1975, Annuaire des Témoins de Jéhovah, Watch Tower Bible & Tract Society, page 147.
La Tour de Garde, 15 novembre 1981, page 28
« Célébrer Noël est une idolâtrie coupable ».
Source : 15 décembre 1982
En 1984, la société Watchtower présentait les choses un peu différemment. Après avoir rappelé ses origines païennes, elle concluait que « Noël n’est jamais que la façade religieuse d’un temps d’excès et de relâchement ».
Source : La Tour de Garde, 15 décembre 1984, pages 4-7.
Comme Pâques, Noël est d'origine païenne. Voici ce que l'on pouvait lire en introduction de l'édition de 1858 du livre Les Deux Babylones, cité plus haut : « De chapitre en chapitre, notre surprise va croissant en découvrant l'origine païenne des coutumes de la chrétienté, telles que le culte de la « Vierge », le sapin et la bûche de Noël, les œufs de Pâques, etc. »
En fait, la découverte des origines païennes de Noël remonte bien plus loin que ce livre. En 2009, la société Watchtower précisait que « les racines païennes de Noël sont admises depuis longtemps. Du fait que ses origines n’étaient pas bibliques, cette fête était interdite en Angleterre et dans certaines colonies américaines au XVIIe siècle ».
Source : Qu’enseigne réellement la Bible ?, 2009, page 156.